Le chocolat est bon pour le moral
VRAI...MAIS.Le chocolat réduit le stress, améliore l’humeur chez les personnes dont le moral est bas, mais cet effet est très éphémère. Le chocolat n’a guère d’effet chez celles et ceux qui ne souffrent ni de stress ni de déprime.
Le cacao renferme des centaines de molécules susceptibles d’agir sur le comportement. Caféine, théobromine, théophylline, des substances toniques qui mettent en forme ; du magnésium contre le stress. Il contient surtout de la phényléthylamine, véritable anti-dépresseur végétal qui donne un meilleur moral. Cela fait-il du chocolat l’anti-dépresseur rêvé ? Pas si sûr : la phényléthylamine est probablement détruite pendant la digestion. Alors peut-être les effets du chocolat sur le moral sont-ils dus à la présence d’anandamide, une substance qui mime les effets du cannabis ? Pas mieux : l’anandamide est elle aussi dégradée avant d’atteindre le cerveau, et qu’aucun effet psychoactif n’est décelable, sauf à avaler une tablette de… 10 tonnes. Alors comment expliquer que le chocolat nous remonte quand même le moral ? Probablement à cause de l’attirance universelle pour les aliments sucrés-gras.
Le chocolat noir préviendrait les infarctus
VRAI.Diane Becker, professeur à l’université John Hopkins, et son équipe ont confirmé les propriétés fluidifiantes du chocolat noir en étudiant les effets de l’aspirine. Des volontaires devaient consommer de l’aspirine et avaient pour instruction d’éviter le chocolat, suspecté d’interférer avec ce médicament. Le problème c’est que certains participants n’obéirent pas à cette injonction et avaient craqué pour une tablette. Ils furent bannis de l’essai, mais les scientifiques examinèrent tout de même leurs analyses sanguines. Et là ils se sont aperçus que la coagulation des plaquettes était ralentie chez les mangeurs de chocolat – 123 secondes contre 130 pour ceux qui n’avaient pris que de l’aspirine – améliorant ainsi la fluidité du sang.
Le champagne protège les neurones du vieillissement
VRAI.Le champagne renferme de grandes quantités d’acide phénolique, un antioxydant connu pour protéger les cellules des dommages causés par les radicaux libres. Des chercheurs de l’université de Reading en Grande-Bretagne ont testé la capacité de différents extraits de champagne à protéger les neurones contre les attaques de radicaux libres « azotés » appelés peroxynitrites. Résultats : même à basse concentration, certains extraits protègent significativement des attaques radicalaires. Cet effet serait lié à la présence de tyrosol, d’acide caféique et d’acide gallique.
Les bulles du champagne accélèrent la montée de l’ivresse
VRAI.Les bulles de champagne contribuent-elles à l’ivresse que procure cette boisson festive ? Apparemment, oui. Des chercheurs ont comparé les effets d’un champagne dégazé, sans bulle, à celui d’un champagne normal, sur l’alcoolémie et le comportement psychomoteur de 12 personnes. Leur verdict : la présence de bulles de dioxyde de carbone dans le champagne augmente significativement le taux d’alcool dans le sang… et le temps de réaction des volontaires !
Le champagne rosé est meilleur pour la santé
VRAI.Depuis quelques années, le resvératrol fait l’objet de nombreux travaux de recherche. Ce polyphénol trouvé en très grandes quantités dans la peau des grains de raisin et dans le vin rouge, possède en effet de multiples propriétés anti-cancer, anti-alzheimer, anti-diabète et anti-vieillissement. Des chercheurs de la faculté de Reims ont dosé le contenu de divers champagnes en resvératrol. Le champagne rosé, issu de l’assemblage de vins blancs et de vins rouges (Coteaux champenois) a des teneurs en resvératrol 10 fois plus élevées que le champagne blanc. Autre découverte : quand le champagne vieillit, les phénomènes d’oxydation des composés phénoliques entraînent une diminution des teneurs en resvératrol.
Comment éloigner la gueule de bois ?
Première astuce : changez de verres !Une équipe de chercheurs américains de l’université Cornell à New York a montré qu’en utilisant des verres de forme haute et étroite, on aurait tendance à servir moins d’alcool. Les chercheurs ont demandé à 198 étudiants et 86 barmans de remplir des verres de formes différentes. Tous versaient plus d’alcool dans les verres bas et larges, type verre à whisky, que dans les grands verres étroits. Les barmans les plus expérimentés servaient jusqu’à 20 % d’alcool en trop dans les verres bas.
Deuxième astuce : équipez-vous d’antioxydants.
Acétaldéhyde et formaldéhyde sont neutralisés par notre principal anti-poison cellulaire, le glutathion. Mais dans la période sensible de la fin de l’année, celui-ci est vite débordé. Il est donc conseillé, avant, pendant et après les libations, la prise de compléments nutritionnels qui restaurent le glutathion, comme la vitamine C ou la N-acétyl-cystéine. Des travaux chez le rat ont confirmé leur rôle protecteur, mais aucune étude n’a encore été menée chez l’homme.
Troisième astuce : faire le plein d’anti-inflammatoires naturels.
Un extrait de nopal (Opuntia ficus indica) a été testé sur 64 volontaires, qui l’ont pris 5 heures avant de s’imbiber d’alcool. Une réduction modérée des symptômes, attribuée aux effets anti-inflammatoires de cet extrait, a été observée. Ce qui expliquerait que l’acide gamma-linolénique des suppléments d’huile de bourrache qui est anti-inflammatoire, aurait un effet modeste sur les symptômes selon les chercheurs de l’université de Plymouth. Mais il y a d’autres anti-inflammatoires naturels puissants comme le curcuma ou le gingembre.
Quatrième astuce : boire, boire, boire (de l’eau).
L’alcool est un puissant diurétique qui peut conduire à une contraction passagère - mais douloureuse - du cerveau. Pour l’éviter, une solution simple : boire abondamment une eau enrichie en minéraux, du type de celles qui sont proposées aux sportifs ou une eau riche en magnésium ou encore une eau riche en bicarbonates.
Cinquième astuce : boire « blanc ».
La teneur en méthanol est relativement élevée dans le brandy, pour aller décroissant dans l’ordre suivant : vin rouge, rhum, vin blanc, gin et vodka. C’est précisément dans cet ordre que décroît la sévérité des cuites infligées aux volontaires de Wayne Jones. D’où son conseil de privilégier les alcools blancs. Ce serait d’ailleurs parce que les alcools blancs font moins de dégât sous le crâne que les alcooliques les privilégient.
Mais bien évidemment la meilleure des préventions et aussi la meilleure des attitudes consiste à éviter d’avoir à expérimenter l’une ou l’autre de ces techniques. En un mot, boire modérément.
Bonnes fêtes !
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