Comment ça fonctionne ?
Les cellules impliquées dans l’inflammation sont les polynucléaires neutrophiles, les monocytes, les macrophages, les lymphocytes, les mastocytes et les plaquettes. Ces cellules libèrent de nombreux médiateurs : l’histamine, la sérotonine, les prostaglandines, les leucotrienes, l’interleukine 1 et 6.La protéine C réactive (CRP) est un acteur essentiel du processus inflammatoire et son dosage sanguin permet d’obtenir une bonne évaluation de l’activité inflammatoire existant dans l’organisme. Par ailleurs, l’inflammation accélère la production de radicaux libres et fait apparaître des douleurs. Pour contrôler ce phénomène, le corps dispose d’antioxydants et de prostaglandines anti-inflammatoire (PGE 1 et PGE 3).
L’alimentation peut limiter les processus inflammatoires
Les médicaments anti-inflammatoires agissent en bloquant la production des prostaglandines inflammatoires (PGE 2), des leucotriènes inflammatoires, mais ils sont rarement sans effets secondaires. Pour ces raisons évoquées, l’alimentation pourra limiter les processus inflammatoires en évitant les graisses animales, les produits laitiers, les colorants, les conservateurs, certains antibiotiques, le fluor, l’aspartame. Par contre, l’apport de différents acides gras favorisera la production de substances anti-inflammatoires. Il est recommandé de prendre des huiles qui contiennent de l’acide gamma-linolénique (huile d’onagre, bourrache, pépins de cassis).En même temps, on pourra consommer des huiles de lin, de cameline, de noix, de colza. Des études ont montré les effets bénéfiques de ces huiles sur la polyarthrite rhumatoïde, l’asthme, les allergies, la dermite, l’eczéma, la recto colite hémorragique. L’apport en oméga 3 permettra l’équilibre de la cellule, mais surtout il réduira la surproduction de molécules inflammatoires.
Attention au déséquilibre oméga 6 et oméga 3 !
On réduira l’apport en acides gras oméga 6 (huile d’arachide, de tournesol, toutes les graisses saturées contenues dans les viandes rouges et la charcuterie). N’oubliez pas qu’aujourd’hui nous consommons près de quatorze fois plus d’oméga 6 que d’oméga 3 et ce déséquilibre est étroitement lié au problème inflammatoire de l’organisme. Pour cela, il suffira d’utiliser de l’huile d’olive et de colza et de consommer des poissons gras comme les maquereaux, les sardines, le saumon, les anchois, le hareng, le thon. On réduira aussi sa ration alimentaire en sucres purs et en céréales raffinées. On adoptera une alimentation plus riche en micronutriments vivants et en fibres par apport de fruits et de légumes crus et biologiques et de céréales complètes (riz, sarrasin, véritable petit épeautre). Les fruits devront être mangés seuls, sans mélange avec d’autres aliments (céréales).On diminuera la part de viande à deux ou trois fois par semaine, voir la supprimer complètement dans un premier temps en cas de périodes critiques. On usera modérément des fromages fermentés et du lait pur. On évitera les carences d’apport en vitamines, minéraux, oligos-éléments qui peuvent être à l’origine de perturbations métaboliques engendrant des états inflammatoires.
Qu’en pensent-ils ?
Pour la médecine ayur-védique, un mauvais fonctionnement d’un organe majeur (cœur ou foie) entraînera un état inflammatoire local ou général. On évitera la mélasse, le yaourt, les aliments acides et ceux qui provoquent une sensation de brûlure interne. On régulera son activité sexuelle de manière à ne pas provoquer trop d’échauffement interne. Les massages soulageront l’inflammation externe. Les bains de sable chaud provoqueront une sudation capable d’éliminer les toxines internes. Les purges apporteront un soulagement durable.Pour le Dr. Jean Seignalet, il faut avant tout éviter une hyper perméabilité intestinale et une hypersensibilité alimentaire.
En naturopathie, l’inflammation est considérée comme une surcharge de l’organisme en cristaux issus de l’alimentation et principalement des protéines animales.
La phytothérapie permet d’inhiber les processus inflammatoires. Elle fait appel à la curcuma, extraite du curcuma, qui a montré une efficacité équivalente à la phénylbutazone. Le poivre, utilisé par la médecine ayurvédique permet de traiter les inflammations et renforce l’activité du curcuma en augmentant sa biodisponibilité. La grande camomille et l’extrait d’ortie (urtica dioise) diminuent la libération de substances pro-inflammatoires. La lutédine, flagornerie, permet de réduire l’inflammation cérébrale liée au vieillissement et prévient certains déficits cognitifs. La griffe de chat (uncaria tomentosa), l’échinacée, l’extrait d’écorce de pin, le boswellia serrata sont équivalents en puissance aux médicaments conventionnels contre l’arthrose. Ces plantes ont l’immense avantage de ne pas créer d’effets secondaires. Toutefois, leur action peut mettre plus de temps à se faire sentir.
De l’ordre dans les acides gras !
Si vous souffrez d’inflammation, mettez d’abord de l’ordre dans vos acides gras essentiels et vos déficiences en antioxydants. Il faut toutefois garder à l’esprit que ces mesures, toutes efficaces qu’elles soient, ne vont dans une certaine mesure que soigner les symptômes. Si vous souhaitez effectuer une réelle guérison de votre corps, il est nécessaire de comprendre les raisons qui vous ont amené jusqu’à cette inflammation chronique : hyperfonctionnement des surrénales (stress), insuffisance des fonctions détoxications du foie ou des intestins, déficiences alimentaires.Raoul Cappelo

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