Plusieurs facteurs seront à prendre en compte pour satisfaire nos besoins quotidiens en éléments minéraux :
Les éléments minéraux indispensables majeurs
Le sodium
Lorsqu’on aborde le sodium, un problème de terminologie se pose car les mots sodium et sel, chlorure de sodium, sel de cuisine prêtent parfois à confusion. Le sodium correspond à l’élément minéral Na+ alors que le chlorure de sodium ou sel de cuisine correspond à la formule NaCl résultant de l’association d’un atome de chlore Cl- avec un atome de sodium Na+. Le chlorure de sodium représente le sel de sodium le plus utilisé dans l’alimentation mais il existe d’autres sels de sodium comme le bicarbonate de soude HC03Na (rencontré, par exemple, dans les eaux minérales bicarbonatées sodiques), le benzoate de soude, le glutamate de soude, les phosphates de sodium retrouvés dans certains médicaments et dans de nombreux additifs alimentaires.
Quatorze fois plus concentré dans le milieu extracellulaire qu’à l’intérieur de la cellule, le sodium joue un rôle essentiel dans le maintien de la pression osmotique, de l’équilibre hydro-électrolytique car sodium et eau sont intimement liés (un excès de sodium entraîne une rétention d’eau avec possibilité d’œdèmes). Le sodium participe aussi activement au maintien du pouvoir tampon et donc à l’équilibre acido-basique à travers certains sels de sodium tels que les bicarbonates, les phosphates mono et disodiques, les citrates. Les échanges entre milieux extracellulaire et intracellulaire sont sous la dépendance des ions sodium (ions extracellulaires) et potassium (ions intracellulaires). Le passage du sodium et du potassium de part et d’autre de la membrane cellulaire se fait grâce à la fameuse pompe à sodium qui facilite le transport de l’ion de part et d’autre de la membrane cellulaire sous l’influence de l’énergie de l’ATP en provenance des substrats énergétiques. L’absorption du sodium ingéré se fait en totalité au niveau de l’intestin grêle. Il diffuse ensuite rapidement dans tous les espaces extracellulaires de l’organisme. Quant à la régulation des mouvements du sodium et de l’eau, elle se fait sous l’influence du rein par filtration glomérulaire suivie d’une réabsorption tubulaire. Sous nos climats, le sodium est éliminé par le rein (la quantité de NaCI excrétée dans les urines se situe en moyenne entre 6 et 9 g/j). Les pertes par la sueur restent faibles – moins d’un gramme par jour – dans les conditions normales. Elles peuvent devenir plus importantes en cas de sudation intense (ambiances surchauffées, exercices musculaires intenses, hyperthermies). Un sportif entraîné, pratiquant une activité physique intense pendant une à trois heures, peut perdre jusqu’à 6 g de NaCI par la sueur, mais on observe alors en parallèle une diminution du volume des urines émises (diminution de la diurèse) et de la teneur en sodium de ses urines.
Nos apports en sodium restent encore aujourd’hui parfois sujet de discussion ou même de contestation. En effet, chez certains sujets hypertendus sensibles au sel (chlorure de sodium), la pression artérielle s’élève lorsque les apports sodés augmentent. On ne peut donc que conseiller une réduction de la consommation de sodium sous forme de chlorure de sodium (sel de cuisine) pour atteindre une valeur inférieure à 6 à 8 g/j (exprimée en NaCI) soit 3 à 4 g/j.
Le sodium, présent en quantité importante dans de rares aliments naturels (salicorne, olives, crustacés, coquillages), se retrouve à très faible concentration dans les légumes, le lait, les fruits. La source alimentaire la plus importante de sodium ingéré provient surtout du chlorure de sodium, ajouté au cours de la fabrication, du conditionnement des aliments préparés ou vendus chez le boulanger (pain, biscotte), le charcutier (jambon, salaisons), l’épicier (conserves, cornichons), le crémier (fromages), sans oublier tous les plats cuisinés réfrigérés, surgelés, appertisés, les potages prêts à l’emploi, les bouillons de viande.
On doit aussi prendre en compte le sodium contenu dans le sel de cuisine ajouté trop souvent par certaines ménagères au cours de la cuisson, sans oublier celui de la salière que trop de Français utilisent de façon systématique, avant même d’avoir goûté un plat. Selon les normes européennes, les eaux boissons (eau du robinet, eaux de source embouteillées) contiennent une concentration en sodium inférieur à 200 mg/l. Par contre, on trouve du sodium en quantité importante dans certaines eaux minérales bicarbonatées sodiques (Vichy, Saint-Yorre, Vichy-Célestin) et dans les médicaments effervescents.
Le potassium
Un adulte de 70 kg renferme environ 130 g de potassium. L’alimentation nous fournit environ 2 à 6 g/j en provenance essentiellement des légu-mes et des fruits. Un déficit d’origine alimentaire est donc exceptionnel en potassium.
Absorbé rapidement en quasi-totalité tout au long de l’intestin grêle, le potassium va se retrouver dans le milieu intracellulaire car il pénètre dans la cellule par l’intermédiaire d’un système enzymatique Na+/K+ ATPase situé dans la membrane cellulaire. Les différences de concentration en potassium de chaque côté de la membrane sont à l’origine du bon fonctionnement neuromusculaire et cardiaque.
Le bilan du potassium dans l’orga-nisme dépend très étroitement de son excrétion par les selles et par les urines (le rein assure à l’état physiologique l’homéostasie c’est-à-dire la constance de la concentration en potassium dans l’organisme sous l’influence de divers systèmes hormonaux de régulation (aldostérone, glucocorticoïde, hormone
antidiurétique). Une surcharge en potas-sium conduit à une hyperkaliémie (augmentation de la concentration sanguine en potassium) – on l’observe dans l’insuffisance rénale, en cas de carence en insuline (diabète de type I) – avec risque d’arythmie cardiaque, de fibrillation et de mort. À l’inverse, la carence, en potassium s’observe en cas de fortes pertes digestives (diarrhées, maladie des laxatifs, vomissements) ou urinaires, en particulier sous l’action de médicaments diurétiques qui provoquent une fuite de potassium.
On observe alors une faiblesse musculaire et d’éventuels troubles du rythme cardiaque.
Le phosphore
Le phosphore est un anion intracel-lulaire présent dans l’organisme sous forme de sels (phosphate de calcium, de sodium, de magnésium) à une concentration d’environ 700 g pour un adulte de 70 kg. Constituant de l’os (hydroxyapatite), il participe en outre à de nombreux constituants cellulaires (phospholipides, acides nucléiques), intervient dans l’équilibre acido-basique (pouvoir tampon) et dans le métabolisme énergétique (phosphorilation de l’AMP, de l’ADP, de l’ATP).
Les sources alimentaires de phosphore sont représentées par les produits laitiers (laits, fromages cuits), les légumes secs (lentilles, haricots, riz), les viandes et les poissons. Les besoins journaliers en phosphore d’un adulte estimés à environ 800 mg à 1 g sont largement couverts par une alimentation normale. Des besoins supplémentaires s’observent chez l’enfant en période de croissance, chez la femme enceinte ou allaitante. L’absorption du phosphore s’effectue au niveau inférieur de l’intestin grêle avec un taux d’absorption d’environ 60 %.
La vitamine D augmente cette absorption tandis que les gels d’alumine en formant des phosphates d’alumine insolubles au niveau digestif entravent cette absorption.
Le chlore
Cet ion extracellulaire présente une répartition assez voisine de celle du sodium. Apporté par l’alimentation sous forme de chlorure de sodium NaCl (sel de cuisine), il est assimilé tout au long du tube digestif. On en retrouve des concentrations importantes dans l’estomac où il participe à la formation de l’acide chlorhydrique du suc gastrique. Son élimination à l’état normal se fait par le rein avec possibilité par la sueur en cas de sudation intense ou par voie digestive haute en cas de vomissements prolongés incoercibles.
La quantité de chlore ingérée est de l’ordre de 4 à 5 g/j soit 7 à 9 g de sel (mêmes sources alimentaires que
celles de sodium). Les apports conseillés en chlore sont étroitement liés à ceux du sodium sous forme de NaCI.
Du point de vue physiopathologie, il faut toujours garder à l’esprit que l’ion chlore est capable d’induire une élévation de la pression artérielle chez les sujets sensibles.
Le calcium
C’est l’élément le plus présent dans notre corps, de 1000 à 1200 g. Il se répartit au niveau de l’os et de la dent (environ 1000 g), à l’intérieur des cellules (10 g), dans les tissus mous, mais seulement 1 g se retrouve dans le milieu extracellulaire. Dans l’os, le calcium se fixe sur une trame protéique (d’où la nécessité d’apports protéiques suffisants) pour former des cristaux d’hydroxypathie et de phosphate tricalcique. Tissu vivant en perpétuel remaniement, l’os va subir tout au long de la vie, l’action opposée des ostéoblastes qui fabriquent de l’os et des ostéoclastes qui en détruisent et libèrent les sels minéraux dans le milieu extracellulaire.
Selon les périodes de la vie, les phénomènes de synthèse l’emportent sur les phénomènes de destruction : construction plus importante chez l’enfant, l’adolescent, résorption accentuée chez la femme à la période de la ménopause et chez le senior. Malgré sa très faible proportion, le calcium extracellulaire (calcium ionisé) joue un rôle essentiel au niveau de l’excitabilité neuromusculaire, de la conduction nerveuse, de la contraction musculaire (en particulier muscle cardiaque), de la coagulation sanguine, de la perméabilité des membranes, de l’activation de certaines enzymes.
Les apports en calcium peuvent avoir une origine animale (produits laitiers et dérivés) ou végétale (légumes, fruits). Le calcium d’origine végétale serait moins bien assimilable dans le tube digestif en raison de la présence dans les végétaux de certains acides (acides phytique, oxalique) qui forment avec le calcium ingéré des sels insolubles éliminés dans les selles et donc non assimilés. Quant aux produits laitiers, il existe souvent une polémique entre partisans et adversaires des produits laitiers (le lait de vache ne serait pas un aliment physiologique pour l’adulte, le lait de vache est fait pour le petit veau et non pour le petit de l’homme, l’homme est le seul animal à consommer du lait tout au long de sa vie). Si certains arguments se justifient (excès d’acides gras, saturés dans le lait entier, lactose du lait difficile à digérer par l’adulte chez qui la lactase disparaît, Alpha et Beta lactoglobulines allergisantes), on doit cependant reconnaître la teneur élevée du lait en calcium et en phosphore bien absorbés au niveau intestinal.
Le magnésium
Notre corps renferme environ 25 mg de magnésium dont plus de 60 % sont localisés dans le tissu osseux sous forme de cristaux d’hydroxyapatites. Il représente le second cation intercellulaire après le potassium. C’est un élément indispensable en raison de ses nombreux rôles. Il favorise la stabilité du phosphate de calcium au sein du tissu osseux, participe aux échanges ioniques et à l’équilibre des membranes cellulaires en association avec le potassium et le calcium (régulation de l’activité du muscle cardiaque et de toute activité musculaire). Il intervient en outre dans plus de 300 réactions enzymatiques à titre de coenzyme et jouerait un rôle dans le processus de défense (stimule la phagocytose, favorise la résistance au stress oxydatif).
Les sources alimentaires de magnésium sont représentées par les fruits secs et oléagineux, les graines, certaines eaux minérales.
Le zinc
Le zinc nous est fourni par les produits d’origine animale (viandes de bœuf), les œufs et les produits laitiers. Les apports céréaliers représentent des valeurs plus faibles en raison du raffinage imposé et de la présence de phytates qui en diminuent la biodisponibilté. Un organisme en bonne santé adapte son pouvoir d’absorption intestinale en zinc et réduit son élimination rénale en fonction des apports conduisant ainsi à un assez bon équilibre. Inversement, des déficits en zinc peuvent s’observer en cas d’accroissement des besoins (grossesse, allaitement, nutrition parentérale prolongée en relation avec des pathologies digestives lourdes). Des apports trop élevés en zinc peuvent engendrer des anomalies du métabolisme du cuivre car le zinc induit la synthèse de métallothionéine intestinale qui à son tour limite l’absorption du cuivre. Bien que présent dans l’organisme à des concentrations très faibles (moins de 2 grammes), le zinc joue un rôle important en raison de sa présence dans plus de deux cents réactions enzymatiques sous forme de métalloenzyme (anhydrase carbonique, phosphatase alcaline, glutamate dèshydrogénase, superxyde dismutase, RNA et DNA polymérase indispensables à la synthèse des acides nucléiques et des protéines). Il intervient au cours du métabolisme des acides gras polyinsaturés, de la synthèse des prostaglandines et de la régulation de la synthèse de la molécule d’insuline. Cette dernière action pourrait être reliée à la résistance des tissus périphériques chez les sujets diabétiques de type II).
Des oligo-éléments
minéraux considérés comme ambivalents
L’aluminium
Dès 1976, on mettait en évidence le rôle néfaste de l’aluminium contenu dans l’eau des bains de liquide de dialyse capable de produire des atteintes neurologiques - encéphalopathies - chez les patients insuffisants rénaux, régulièrement dialysés. Vingt ans plus tard, des travaux expérimentaux mettaient en évidence un vieillissement prématuré des rats soumis à une alimentation riche en aluminium. Des chercheurs bordelais voyaient une relation entre le taux d’aluminium de l’eau du robinet et la maladie d’Alzheimer.
Les quantités d’aluminium présentes dans nos aliments restent très faibles – 2 mg % dans les épinards, 0,40 mg % dans les asperges – à l’exception de certains condiments comme le basilic, l’origan ou le thym. Nous restons cependant très exposés à ce métal dans notre environnement quotidien à travers les additifs alimentaires utilisés comme acidifiants, émulsifiants, colorants (E 520 à E 523), les ustensiles de cuisine en aluminium lorsqu’ils sont attaqués par des aliments acides (rhubarbe, abricots, tomates), l’eau potable traitée au sulfate d’alumine pour floculer les impuretés. Il en est de même, en dehors de l’alimentation, avec les antiperspirants, déodorants, certains adjuvants de vaccins à base d’hydroxyde d’alumine, des médicaments anti-acide contenant de l’hydroxyde d’aluminium soluble. Alors vigilance… sans pour autant tomber dans la phobie de l’aluminium qui nous ferait abandonner le poisson cuit en papillote.
Le fluor
Préconisé pour prévenir les caries dentaires chez l‘enfant et renforcer la qualité de l’os chez l’adolescent et l’adulte (formation de fluoroapathies), le fluor alimentaire nous est apporté par la consommation de poissons et par le thé. Concernant les eaux de boissons, la récente législation européenne impose une concentration maximale en fluor inférieure à 1,5 mg/l, d’où l’obligation de « défluorer », dès la sortie du griffon, certaines eaux minérales embouteillées trop riches en fluor (Vichy, Saint-Yorre, Vichy-Célestin, Wattwiller). Un apport alimentaire excessif en fluor peut en effet conduire à un phénomène de fluorose en raison des marges très faibles qui existent entre concentration physiologique et concentration toxique, d’où cette notion d’oligo-élément ambivalent.

Des éléments minéraux toxiques
Certains oligo-éléments classés parmi les métaux lourds sont connus pour exercer une activité toxique (plomb, cadmium, mercure, nickel). Ces substances peuvent pénétrer dans notre organisme par voie pulmonaire (autrefois plomb tetraéthyl), d’autres peuvent être introduites par voie digestive en raison de leur présence éventuelle dans notre alimentation quotidienne ou dans nos eaux de boisson. C’est ainsi que la législation impose une diminution régulière des concentrations en plomb dans l’eau du robinet : < 50 microgrammes / l avant 2003, < 25 microgrammes /l entre 2003 et 2013, < 10 microgrammes /l à partir de 2013. Il en est de même pour les nitrates dont la concentration dans l’eau du robinet ne doit pas dépasser 50 mg/l (risque de methémoglobinémie chez le nourrisson).

Conclusion
Ces quelques rappels concernant certains éléments minéraux présents dans notre organisme doivent nous rappeler que des apports alimentaires variés et équilibrés représentent le moyen le plus efficace de maintenir des concentrations satisfaisantes en éléments minéraux et ainsi de conserver un bon équilibre santé. Restons donc très vigilants concernant certains régimes trop restrictifs ou trop déséquilibrés qui peuvent conduire à des déficits en éléments minéraux et inversement concernant les compléments alimentaires minéraux, ainsi que l’oligothérapie.
Un apport excessif en zinc peut modifier par compétition l’absorption du cuivre. Un excès de fer diminue l’absorption du cuivre.
Il en est de même de la consommation prolongée à dose élevée de vitamine C qui réduit le cuivre cuivrique Cu++ en cuivre cuivreux Cu+. Tout est donc une question d’équilibre. Cependant n’oublions pas qu’un bon apport alimentaire quantitatif en éléments minéraux n’est pas toujours suffisant. Les phénomènes d’assimilation, d’absorption, de compétition entre nutriments doivent aussi être pris en compte pour éviter des interférences, des neutralisations. Enfin de nombreux phénomènes pathologiques, tout particulièrement au niveau de la digestion, peuvent conduire avec le temps à des déficits. Manger reste pour l’homme, être omnivore par excellence, une fonction toujours très complexe où interviennent à la fois le corps et l’esprit.
Les aliments
super-minéraux
On ne trouve pas d’aliment qui fournisse à lui seul l’ensemble des minéraux dont le corps a besoin. Cependant,
il paraît judicieux de faire connaissance avec quelques uns que la nature a largement pourvus en matières minérales.
Les algues marines
Richesse principale des algues, les sels minéraux et les oligo-éléments représentent l’intérêt alimentaire supérieur de toutes les algues. Les algues sont un concentré d’eau de mer. L’analyse de l’eau de mer révèle la présence des mêmes minéraux et oligo-éléments que ceux que nous trouvons dans le sang. Leur composition varie cependant d’une espèce à l’autre, c’est pourquoi il est important de varier la consommation régulière des algues.
Le calcium présente un intérêt particulier dans l’utilisation des algues dans l’alimentation. Le calcium contenu dans les algues est bien assimilable par l’organisme. Nombreuses sont les femmes qui souffrent d’ostéoporose et qui consomment beaucoup de lait et de produits laitiers. Nous remarquons que la plupart des peuples qui consomment peu de produits laitiers mais plus de produits de la mer souffrent rarement d’ostéoporose, de fractures spontanées, de problèmes de tassement de disques vertébraux.
Le magnésium et le phosphore présents dans les algues offrent un apport suffisant journalier pour palier toute carence.
Le sodium et le potassium, minéraux indispensables de notre sang, sont présents de façon non excessive dans les différentes algues.
L’iode est présent dans toutes les algues de mer. Il constitue une protection particulière contre les rayons ionisants. Sa présence dans l’organisme est indispensable en dose infinitésimale. C’est pourquoi il est utile à nouveau d’utiliser les algues en petite quantité et d’en varier souvent.
Nous trouvons également des traces de cuivre, de cobalt, d’or, de zinc, de brome, etc.
Le petit-lait
et les yaourts lacto-fermentés
Le calcium est le principal minéral du corps. Nous devons en avoir des réserves à tout prix. Bien que les haricots, les noix, fruits secs et légumes verts en fournissent des quantités appréciables, les produits laitiers sont tout de même la principale source d’apport. Les produits laitiers maigres et fermentés comme le petit-lait constituent des remparts et des protections contre les fractures.
Le yaourt est fermenté par la présence de bactéries, bénéfiques, qui se nomment lactobacillus acidophilus ou bulgaricus.
Le calcium est d’autant mieux assimilé qu’il y a présence d’acide dans l’intestin.
Le petit-lait provient aussi d’une fermentation du lait. Comme le yaourt, il présente par rapport au lait l’avantage de contenir moins de lactose et d’être bien toléré par les personnes qui ne peuvent digérer le sucre du lait. Et comme tous les produits laitiers, il est riche en calcium.
Le petit-lait ne contient ni sucre, ni matière grasse, il s’avère très digeste et ses minéraux sont fortement assimilables.
Les grains complets non dénaturés
Partout dans le monde, les céréales sont la base de la nourriture : le riz en Asie, le maïs en Amérique du Sud, le millet en Afrique, le blé dans nos régions.
Malheureusement, le raffinage élimine de nombreux minéraux essentiels localisés dans le germe et le tégument. Fer, magnésium, zinc, cuivre, manganèse et sélénium disparaissent. Ce qui reste c’est l’endosperme farineux, pauvre en minéraux.
Même si les minéraux restent associés à l’acide phytique des fibres alimentaires, ils n’en contribuent pas moins un apport plus important que celui de leurs équivalents raffinés.
La consommation de céréales complètes associées à des légumes secs peut contribuer à un apport minéral satisfaisant.
La mélasse
de canne à sucre
Un liquide collant et sombre qu’on appelle mélasse s’avère un aliment extrêmement sain qui nous vient de la canne à sucre et dont on se débarrasse pour produire le sucre blanc si notoirement malsain. Alors que le sucre blanc ne contient absolument aucun minéral, la mélasse en contient un trésor.
Une cuillère à soupe de mélasse contient 3,2 milligrammes de fer (deux fois plus que dans une part d’épinards crus) et plus de 50 milligrammes de magnésium. Cette même cuillerée contient autant de calcium qu’un verre de lait.
La mélasse est sûrement l’aliment le plus riche en potassium. Ainsi, une cuillerée à soupe contient 585 milligrammes de potassium, soit bien plus qu’une banane ou deux oranges.
On peut substituer la mélasse au sucre pour la pâtisserie car elle a un goût doux même si elle a un goût fort et plus caractérisé que celui du sucre, il faut donc s’y habituer...
La levure de bière
Barbotant dans les cuves des brasseries, des champignons microscopiques transforment l’orge et le houblon en bière par fermentation.
Ces micro-organismes de la levure de bière sont très riches en minéraux.
La levure de bière fournit d’appréciables quantités de fer, calcium et potassium. Mais elle recèle aussi d’importantes sources de sélénium et de chrome.
Les légumes verts
Les légumes verts ou colorés font partie des aliments les plus riches en minéraux. A l’exception des tomates, ils sont fortement basiques. Une consommation généreuse et bi-quotidienne de légumes colorés, crus ou cuits, est l’un des meilleurs moyens de lutter contre l’acidification du terrain. En fait, il faut savoir que le calcium, magnésium et autres contenus dans ces légumes verts sont de véritables « désacidifiants » de l’organisme.
Alors faisons une large part au persil, à la mâche, au poireau, à toutes les familles du chou, aux côtes de bette...
Les poissons
et crustacés
Nous trouvons dans le poisson toute une catégorie d’aliments qui fournissent du fer, cuivre, potassium et sélénium. Les poissons cuits - en conserves - comme le saumon, les sardines, ont des arrêtes molles et comestibles qui peuvent fournir d’importantes sources de calcium. Ils constituent aussi une excellente source d’iode nécessaire au bon fonctionnement de la thyroïde.
Les crustacés sont bourrés de minéraux. Les huîtres, par exemple, sont notoirement riches en zinc.

Autre chose à retenir : nous pouvons défaire notre santé avec ce que nous mangeons. Ainsi, si nous continuons à remplir nos chariots de biscuits apéritifs et pâtisseries poisseuses, nous flirtons avec le désastre car toute trace de valeur nutritive que ces produits pourraient avoir est habituellement annihilée par le sel, le sucre et les corps gras qu’ils contiennent. De manière générale, plus la teneur d’un aliment en sucre et en graisses est élevée, moins il contient de minéraux.

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