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Essentielles et indispensables pour faire face aux infections.

23 septembre 2011 | Par : axome
Les huiles essentielles sont des essences précieuses et puissantes à la fois. Face aux infections de la sphère ORL certaines huiles essentielles peuvent être d’usage particulièrement bénéfique à titre réparateur ou préventif. Outre les huiles dites « généralistes » comme le citron ou le thym,
il en est qui sont plus spécifiques.
Michel Thénard
Cèdre de l’atlas
le dégagement des voies respiratoires

Ce conifère de la famille des pinacées est une espèce majestueuse. Originaire du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord et de l’Himalaya, il s’est bien acclimaté en Europe. On distille son bois pour en obtenir une huile essentielle d’une belle robe jaune d’or. Elle dégage un arôme puissant d’où ressort l’écorce du résineux avec une pointe térébinthacée balsamique. Cette huile essentielle est particulièrement décongestionnante pour les voies respiratoires. En usage interne, une à deux gouttes à trois reprises dans la journée sur une cuillerée à café de miel peut être efficace en cas d’affection de la gorge, de bronchite. Nelly Grosjean, spécialiste de l’aromathérapie la recommande dans les mêmes proportions en boisson chaude en association avec celle de citron ou de géranium.
Cyprès
le combattant des toux

De la famille des Cupressacées, le cyprès nous vient des régions tempérées chaudes. Il est très présent dans le midi de la France. Ce sont ses branches qui sont distillées pour en produire une huile essentielle de couleur jaune verdâtre. Elle dégage une odeur légèrement camphrée et balsamique. En aromathérapie, on la prescrit en cas de toux sèche ou grasse, spasmodique, quinteuse… à raison d’une goutte mélangée à deux gouttes d’huile essentielle de citron dans une cuillerée de miel deux fois par jour. On peut aussi masser la poitrine avec quelques gouttes.
Douglas
l’ennemi des affections respiratoires

Ce confière, qui peut vivre plus de 500 ans, provient de la de la chaîne ouest de l’Amérique du nord et il fut introduit en France au XIXe siècle. Ses aiguilles persitantes, fines et longues, servent à la distillation qui donne une huile peu colorée à l’arôme résineux et légérement herbeux. Antiseptique, mucolytique, expectorant, cette huile essentielle se révèle particulièrement efficace en cas d’affections respiratoires. Comme les huiles précédentes, on peut en faire usage par voix interne, mais aussi en diffusion dans une pièce, c’est un bon désinfectant.
Epicéa
l’assainissement de l’atmosphère

Appartenant à la famille des Abiétacées, ce conifère proche du sapin se plait beaucoup en altitude et aime la grandeur (il peut atteindre jusqu’à 60 mètres de hauteur !). Les aiguilles, quadrilatères et piquantes, servent à la distillation. L’odeur des aiguilles ressort très nettement dans l’essence obtenue, qui s’avère au nez moins agressive que celle du douglas. On peut recourir à son usage également dans les différents cas de troubles respiratoires. Outre l’usage interne, il est aussi conseillé d’appliquer trois à quatre gouttes sur le plexus solaire ou sur la zone des surrénales afin d’améliorer la respiration. Enfin, la diffusion atmosphérique permet d’assainir la maison, surtout à la fin de l’hiver.
Eucalyptus globulus
réparateur respiratoire

En provenance d’Australie, on le trouve beaucoup en Espagne. Il relève de la famille des Myrtacées. Ses rameaux portent des feuilles opposées, ovales allongées, pointues et très odorantes. Ce sont elles qui sont l’objet de la distilation à la vapeur d’eau. Peu colorée, cette huile est sans doute la plus forte en arôme de toutes les huiles essentielles avec un parfum très fleuri, piquant et légérement camphré. Dans le cas d’un rhume, d’une rhinite, faites une inhalation durant dix minutes d’une goutte d’huile essentielle d’eucalyptus globulus et d’une goutte d’huile essentielle de pin sylvestre mélangée dans un bol d’eau bouillante. Vous pouvez également vous frictionner la poitrine et le dos avec trois gouttes de cette huile. Elle est également très bénéfique en diffusion dans l’appartement, à condition de ne pas craindre la puissance de son odeur.
Eucalyptus radiata
radical contre les infections ORL

Il relève également de la famille des Myrtacées en provenance d’Australie. Ses feuilles distillées donnent une huile à l’arôme plus subtil que celui de l’eucalyptus globulus. Il est frais et fort, embaumant. Antiseptique, respiratoire, expectorante, antitussive, antibactérienne, cette essence répond à la bronchite, au rhume, à la grippe, la toux, la sinusite, l’otite. En interne, la prise est d’une à deux gouttes sur une cuillerée de miel. En usage externe, on peut procéder à un massage sur le dos quatre fois par jour à raison de trois gouttes avec le pin sylvestre, deux gouttes autour de l’oreille (mais jamais dedans !), cela quatre fois par jour pendant une dizaine de jours.
Pin sylvestre
l’antiseptique pulmonaire

Ce grand conifère, parent des Pinacées, possède de longues aiguilles engainées par deux. Elles produisent à la distillation une huile jaune pâle dont l’odeur évoque un peu celle de la térébenthine. Expectorante, cette huile essentielle s’avère remarquablement antiseptique en particulier au niveau pulmonaire. François de Bonneval la recommande “pour ses actions sur les infections des voies respiratoires, comme les rhumes, bronchites, trachéites...” en diffusion et en applications dorsales. Nelly Grosjean la suggère en grog anti-toux associé à l’eucalyptus.

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