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L’alimentation du système nerveux

27 avril 2010 - Numéro 98 | Par : France Guillain | Mot clés : Alimentation
Quand on vit à longueur d’année sur un voilier avec de très jeunes enfants, parcourant les océans, il faut des nerfs à toute épreuve…
Sans assurances d’aucune sorte, sans téléphone pour appeler à l’aide, sans hôpital ni pharmacie, il faut prévenir sans cesse les accidents, les maladies. De plus il faut mener et surveiller le bateau, être attentif au moindre son douteux, écrou qui tombe sur le pont, élément de bois qui se fend, bruit des vagues contre la coque qui change soudain. Il faut se tenir prêt à tout moment du jour et de la nuit, même en plein sommeil, à réagir sans délai, sans panique et avec efficacité. Maintenir son système nerveux en excellent état est une priorité. C’est donc à vingt-deux ans de navigations autour de notre planète que je dois de m’être intéressée au fonctionnement du corps humain dans des conditions particulières où le silence et le calme sont non seulement la grande exception, mais sont même annonciateurs de danger si le bateau n’avance plus et que les vivres et l’eau douce pourraient venir à manquer ! Voilà pourquoi les épreuves auxquelles est soumis notre système nerveux tout comme la pollution sonore sont des problèmes que j’ai dû maintes fois affronter sur de très longues durées. Et ne croyez pas que l’arrivée au port soit le meilleur remède car le port est un point de concentration d’activité, de mouvement, de bruit jour et nuit, sans compter tous les badauds et les curieux qui veulent « voir dans votre bateau comment l’on y vit ». Bien sûr mes chéris, et si j’allais voir par la fenêtre de votre chambre comment on y vit ? Voilà un petit clin d’œil pour mieux sentir ce que les nerfs subissent parfois.

Comment ça marche ?

Les nerfs sont les fils conducteurs qui exécutent les commandes des neurones qui sont répartis dans tout le corps, avec une très forte concentration dans le cerveau. Aujourd’hui, l’analyse qui en est faite ne parle plus de réflexes, mais d’information recueillie en un point du corps (chaud, froid, etc.) qui est envoyée immédiatement au cerveau, lequel analyse la situation et renvoie immédiatement un signal de plaisir, de déplaisir ou de douleur avec une commande : rester en profiter (plaisir) partir calmement (déplaisir) se retirer instantanément (douleur). La commande est donc envoyée aux muscles qui actionnent les membres ou le corps. On connaît l’importance dans le cerveau du noyau accumbens (NAC) : s’il est détruit ou inactif, nous n’avons plus ni plaisir, ni déplaisir, ni douleur, ce qui est non seulement très triste mais dangereux car on peut nous brûler la main sans que nous ne sentions rien.

Pour que ça marche bien !

Le défaut de myéline crée en quelque sorte des contacts entre nerfs à nus, comme des fils électriques dénudés, autrement dit de véritables courts-circuits, mini explosions qui perturbent brutalement les commandes du cerveau, ce que l’on trouve dans la sclérose en plaques et le corps ne répond plus de manière appropriée. Le Dr. Catherine Kousmine a montré l’importance première de l’alimentation cellulaire dans les cas de sclérose en plaques, et notre expérience sur ce sujet particulier est très intéressante car nous combinons absolument : alimentation cellulaire, abaissement de la température interne par le Bain dérivatif ou D-CoolINway (poches de gel) (1) application quotidienne d’un cataplasme d’argile verte illite durant deux heures et de bains de lumière solaire sur la totalité du corps, surtout en hiver.
Dans un état de fonctionnement normal, pour éviter les réactions intempestives du genre « mes nerfs me lâchent », il faut que l’estomac et l’intestin fabriquent au moins vingt neuromédiateurs tels que la dopamine et la sérotonine dont le rôle est de nous permettre de surmonter le stress. Les neuromédiateurs fabriqués à 95 % dans l’appareil digestif, il est clair que l’alimentation joue un rôle de premier plan.
On ne jette donc pas n’importe quoi et n’importe comment dans l’estomac ! C’est là que l’on mesure l’importance du Miam-Ô-Fruit (2) de ma méthode ainsi que du repas universel et traditionnel à cinq éléments tels le couscous ou la paella ou encore le cassoulet tel qu’il était conçu par nos arrières grands-parents.

Nettoyer !

Outre une alimentation cellulaire à base d’huiles de première pression à froid, il faut aussi éliminer les mauvais gras accumulés en particulier le gras amassé autour des organes car ces amas graisseux entraînent le diabète, l’obésité, les maladies cardiovasculaires et endommagent les neurones. Ce qui peut aller jusqu’à des pathologies cérébrales du type Alzheimer. Le moyen le plus simple à ma connaissance est d’associer à cette alimentation qui permet d’élaborer des graisses fluides dites brunes la pratique du Bain dérivatif (poches de gel) qui permet de faire descendre de quelques dixièmes de degrés la température interne et supprime l’état inflammatoire. Récemment des chercheurs Finlandais, Néerlandais, Américains du Nord ont établi que cette combinaison permet l’expulsion des graisses épaisses sans qu’il soit nécessaire de faire de l’exercice supplémentaire.
Nous pouvons assurer que la combinaison de cette alimentation et du Bain dérivatif pratiqué à raison d’au moins quatre heures de poche de gel bien froide par jour aide au renouvellement cellulaire (la peau, les cheveux sont plus beaux), ont une action très significative sur le stress oxydatif et que leur action se fait sentir en moyenne au bout de trois semaines. Attention toutes les mauvaises graisses ne disparaissent pas en trois semaines, mais de nombreux bienfaits apparaissent au bout de ce temps assez court.
On peut voir s’élever les capacités de concentration, d’attention et de mémorisation, on réagit bien mieux aux agressions verbales et au stress du travail, on se sent beaucoup moins nerveux, le besoin de se « calmer » avec une boisson alcoolisée diminue notoirement tout comme celui de se doper avec un café.

France Guillain

(1) -Voir Le Bain dérivatif ou D-Coolin Way (Editions du Rocher).
(2) -NDLR : voir « Mon Miam-ô-Fruit », La Méthode France Guillain, chapitre 3, pp. 51-83.



L’auteur

Originaire de Polynésie, France Guillain a vécu en Chine, aux Bahamas, aux Philippines, au Mexique, aux USA, au Vanuatu (dressage de chevaux), aux Galápagos, en Espagne, aux Baléares... Afin de satisfaire son esprit d’aventure, elle a effectué plusieurs tours du monde à la voile avec ses cinq enfants. En 1986, elle faisait partie de la sélection des douze grands sportifs choisis par L’Equipe Magazine pour représenter la France au Festival du Film Sportif de la Plagne. Seule femme de cette sélection, déjà mère de cinq enfants, elle figurait aux côtés de Gérard d’Aboville et du Dr. Jean-Louis Etienne.

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