Un complément alimentaire est donc une denrée alimentaire venant en complément de l’alimentation, constituant une source concentrée de nutriments ou d’autres substances, ayant un effet nutritionnel ou physiologique et étant commercialisé sous forme de doses unitaires.
En vertu de cette définition, on identifie ainsi trois familles d’ingrédients pour les compléments alimentaires.
Les nutriments : les vitamines (A, D…), les minéraux (calcium, fer, magnésium …), les substances vitaminiques et minérales (bêta-carotène, riboflavine, citrate de cuivre, sulfate de zinc…).
Les substances à visées nutritionnelles ou physiologiques : oméga 3, probiotiques, glucosamine, L-cystéine…
Les plantes et préparations de plantes : radis noir, aubépine, ginseng, rhodiole…
La consommation de compléments alimentaires répond à une pluralité d’objectifs. Elle peut tout d’abord constituer une source de bien-être ou de « mieux-être » et répondre ainsi à un souci de confort physique sur du long terme. Elle peut, ensuite, être dictée par des besoins ressentis par l’organisme sous différentes formes (fatigue, stress, digestion, jambes lourdes…). Les compléments alimentaires peuvent également permettre d’éviter les déficits (subcarences) ou de les combler (apport en calcium, en fer…). Enfin, ils peuvent réduire les facteurs de risques de survenance de certaines pathologies.
Des organes d’évaluation et de contrôle
L’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) est l’organe européen de référence pour l’évaluation scientifique des risques en matière de sécurité des aliments destinés à la consommation humaine. Il est en charge de l’évaluation des allégations de santé liées à la fonction (ex : « le calcium est bon pour les os ») et qui, une fois validées au regard des preuves scientifiques généralement admises, seront intégrées dans une liste européenne consolidée.Quant aux allégations relatives à la réduction d’un risque de maladie et celles se rapportant au développement et à la santé infantiles, l’EFSA procède pareillement à leur évaluation sur la base de critères très stricts.
L’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) est sollicitée pour évaluer le fondement scientifique des allégations, sur la base de connaissances scientifiques et d’études cliniques disponibles.
Des études cliniques bien menées manquent souvent pour justifier scientifiquement l’utilisation des allégations. Dès lors que le niveau de preuve scientifique qui lie l’allégation au produit est suffisamment élevé et que les risques en terme de santé publique sont écartés, l’allégation fait l’objet d’un avis favorable.
Les compléments alimentaires ont donc une définition et un statut spécifiques depuis la directive 2002/46 CE transposée en droit français. Les produits doivent être, au préalable, déclarés et notifiés auprès de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) qui contrôle leur composition avant leur mise sur le marché. La DGCCRF contrôle également les produits a posteriori sur leur lieu de production, de distribution ou de stockage.
Près de 30 000 compléments alimentaires ont été déclarés à la DGCCRF pour autoriser leur commercialisation sur le marché français.
SYNADIET l’interlocuteur de référence
Syndicat Professionnel indépendant créé en 1950, SYNADIET réunit tous les acteurs de la chaîne des compléments alimentaires, plus de 150 fabricants, fournisseurs, producteurs ou distributeurs.Syndicat de la promotion et la représentation de la profession auprès des instances réglementaires françaises et européennes : DGCCRF, Direction Générale de la Santé (DGS), Direction Générale de l’Alimentation (DGAL), il accompagne ses adhérents dans l’application de la réglementation et des exigences de qualité.
SYNADIET intervient également auprès de responsables politiques pour des sujets d’actualité relatifs aux compléments alimentaires, participe à des groupes de travail ministériels (Conseil National de la Consommation, Conseil National de l’Alimentation, Compléments Alimentaires et Sportifs).
Au niveau européen, SYNADIET participe aux groupes de travail de l’EHPM (Fédération Européenne des Associations de Fabricants de produits de Santé), de l’European Botanical Forum qui regroupe des associations professionnelles et des industriels de plusieurs états membres, et dont les travaux sont destinés à servir de référence pour l’utilisation des plantes dans les compléments alimentaires. Il intervient auprès de différents députés siégeant au Parlement Européen lors de la discussion des textes concernant les compléments alimentaires.
Membre de IADSA (Alliance internationale des associations de la diététique et des compléments alimentaires) il est aussi le relais d’information auprès de ses adhérents.
SYNADIET, une force unique de propositions
Ainsi, SYNADIET est devenu une plate-forme de rencontres entre les professionnels et s’est ouvert aux acteurs du marché au sens large, s’efforçant de mettre en relation les fabricants de compléments alimentaires avec les consommateurs, les scientifiques, les autres associations professionnelles, les représentants de l’Administration, les médias, de façon à permettre une meilleure connaissance des produits et de parler d’une seule voix.
SYNADIET encourage et accompagne ses adhérents dans la mise en place de la Charte de Qualité des Compléments Alimentaires. Elaborée en concertation avec la DGCCRF, cette charte représente une véritable opportunité pour l’ensemble de la profession dans la promotion et la valorisation du statut du complément alimentaire.
Elle a une double vocation : éthique pour la protection du consommateur ; technique afin de constituer une « boîte à outils » pour mettre à la disposition des professionnels, dans leurs entreprises, des procédures garantissant la qualité des produits et le respect de la réglementation.
Quelques idées reçues sur les compléments alimentaires
« Les gélules Bestlife sont des compléments alimentaires »En novembre 2008, l’ingestion de gelules Bestlife revendiquant une efficacité dans la perte de poids causait la mort d’une jeune femme en France. Une partie de la presse relaya l’information en faisant l’amalgame entre ces gélules et les compléments alimentaires. Or, la présence dans ces gélules de sibutramine (médicament) et de phénolphtaléine (substance interdite dans les médicaments en France depuis 1999) (source AFSSAPS), font de ces produits des contrefaçons de médicaments et non des compléments alimentaires.
« Les compléments alimentaires peuvent être des produits dopants »
Il arrive, notamment dans le domaine sportif, que certains produits soient qualifiés, à tort, de compléments alimentaires. Or, ces produits, qui ne sont ni plus ni moins que des substances dopantes ou prétendues comme telles, font planer le doute sur la qualité de tous les compléments alimentaires. Pourtant ces produits ne sont en aucun cas des compléments alimentaires. La réglementation est très précise dans ce domaine. Un complément alimentaire au moment de sa commercialisation doit avoir été déclaré auprès de la DGCCRF conformément aux dispositions du Décret 2006/352.
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