L’huile d’olive est la plus équilibrée
FAUX...MAIS
S’il est vrai que l’huile d’olive est à la base du régime méditerranéen, cela signifie-t-il pour autant qu’elle soit l’huile idéale ?L’huile d’olive contient près de 75% d’acides gras mono-insaturés, 13% d’acides gras saturés et 12% d’acides gras polyinsaturés. Ces derniers (acides linoléique et alpha linolénique) sont essentiels. L’un est le chef de file des oméga-6, l’autre des oméga-3, qui ont des effets exactement opposés. Ces deux familles sont nécessaires à la santé, mais ce qui compte c’est l’équilibre entre elles. Le rapport oméga-6/oméga-3 devrait idéalement se situer entre 2 et 3 pour 1. Or, dans l’huile d’olive, il est de 11 pour 1.
L’huile d’olive n’est donc pas l’huile idéale. Néanmoins, elle est recommandée parce qu’elle contient majoritairement de l’acide oléique, neutre vis-à-vis du risque cardiovasculaire ; est très riche en antioxydants et propre à la cuisson. Le mieux est de l’associer à une autre huile, l’huile de colza, afin d’améliorer son rapport omega-6/omega-3.
Les tomates n’ont plus de goût
VRAI
Malgré leur peau parfaitement lisse, leur belle couleur rouge, leur calibre impeccablement homogène, les tomates d’aujourd’hui déçoivent beaucoup. Trop dures, trop farineuses, pas assez goûteuses… Pour répondre à la demande nous importons 450 000 tonnes de tomates par an, principalement du Maroc, de l’Espagne, des Pays-Bas et de Belgique.Pour satisfaire le consommateur toute l’année, on assiste à une progression des cultures sous serre au détriment de la culture en plein champ. Avec comme impératif la résistance des tomates au transport et à la manipulation. Mais quid du goût ?
Depuis le début du siècle, la tomate est le légume qui a fait l’objet de plus de recherches. Les variétés utilisées aujourd’hui sont presque toutes des hybrides : elles ont besoin de moins de lumière et ne mûrissent pas pour certaines permettant une conservation très longue. La coloration devient alors plus faible car la synthèse des caroténoïdes est ralentie, tout comme le développement des arômes. Ainsi, c’est surtout les parties vertes du fruit, le collet et les tiges qui sont odorantes. Quant au goût lui-même de la tomate, il n’en reste presque plus rien.
Mais pour être certain d’acheter des tomates goûteuses, mieux vaut attendre la pleine saison et éviter d’en consommer en hiver.
Les épices n’ont qu’un intérêt gustatif
FAUX
Saupoudrées à toutes les sauces pour les uns, redoutées pour leurs prétendus effets secondaires pour les autres, les épices donnent de la saveur et de la couleur aux plats. Mais qu’en est-il de leur réel intérêt ? Réponse des chercheurs : « Toutes présentent des propriétés antioxydantes et certaines ont des vertus médicinales avérées. »Age, pollution, exposition excessive au soleil, tabac… sont responsables d’un excès de radicaux libres qui participent au vieillissement des cellules. Pour le neutraliser, il est nécessaire d’apporter des antioxydants supplémentaires par l’alimentation. Les épices se révèlent alors des alliées précieuses, en particulier la cannelle, les clous de girofle, le curcuma, le gingembre et le cumin.
Le gingembre est décrit par la médecine ayurvédique comme une plante de référence pour combattre les inflammations de toutes natures. Le curcuma est utilisé en Inde depuis des siècles, comme plante médicinale pour soigner les maladies cutanées, pulmonaires et gastro-intestinales, les douleurs et les plaies, entre autres. Quelques études ont montré que la cannelle permettrait de diminuer le taux de glucose dans le sang ainsi que celui de certaines graisses.
Alors, n’hésitez pas à inviter les épices à votre table.
Et que les amateurs de sensations fortes ne délaissent pas le piment pour ses prétendus effets néfastes sur l’estomac. L’idée selon laquelle le piment provoquerait des ulcères est elle aussi une idée reçue sans fondement scientifique.

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