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Les légumes de la dépuration de printemps

4 mai 2010 - Numéro 99 | Par : Martine Rigaudier | Mot clés : Recettes
Depuis toujours et dans toutes les traditions, il est d’usage que le changement de saison s’accompagne d’un nécessaire et souverain nettoyage de l’organisme.
Nos frères, les animaux, libres dans leur élément naturel, s’y emploient spontanément. L’homme des sociétés modernes, parfois en manque de repères, tend à l’oublier. Au sortir de la sédentarité hivernale, le corps à besoin de se nettoyer en profondeur pour laisser place à une vie nouvelle à travers le renouvellement de ses cellules. Il est donc plus important que jamais de suivre le rythme naturel de notre horloge interne.
Ainsi, ne nous privons pas de légumes nouveaux de printemps qui arrivent juste à point pour nous aider. Pensons aussi aux plantes en tisanes, aux EPF en gouttes, aux dépuratifs en ampoules comme la merveilleuse sève de bouleau d’Auvergne fraîche et non pasteurisée (1 cuillerée à soupe par jour dans un grand verre d’eau), vendus dans les magasins de diététique.

Le pissenlit, la dent de lion

Fleur commune reconnue de la médecine populaire, le pissenlit également appelé « dent de lion », ou plus communément baraban dans les départements de la Loire (42) et de la Haute-Loire (43), porte le nom savant de taraxacum.
Ami de l’homme, comme celui des animaux, il se ramasse au printemps lors des promenades champêtres. Mais prenez garde à bien choisir les lieux de cueillette, car beaucoup de prés sont traités avec des produits chimiques. Le pissenlit issu de la culture biologique est un excellent dépuratif général. Diurétique efficace, il a une action sur le transit (surtout les racines). On peut le déguster, par exemple, en salades ou en omelettes. Mais attention à ne manger que des jeunes pousses bien tendres.
Le pissenlit prévient aussi des calculs de la vésicule biliaire et rénaux. Enrichit en vitamine C, en béta-carotène, en oméga 3, il contient du fer et du calcium. Toutes les huiles lui conviennent, mais la noisette ou le colza lui vont particulièrement bien, avec un peu d’ail, du tofou ou des pignons de pin grillés.

Le radis noir, le nettoyeur

Ravanus sativus : c’est le légume du grand nettoyage de printemps. Consommé cru et finement râpé, il doit être bien mâché, car il fait partie des crucifères et peut être coriace. Draineur souverain de la vésicule biliaire, son action de drainage en profondeur est une aide précieuse pour les personnes atteintes de maladies hépatiques chroniques. Antibactérien, il peut jouer un rôle important pour assainir les flores intestinale et digestive.
Bien ferme, pas trop gros, il faut l’éplucher avant de le râper. On peut l’adoucir avec une purée d’amandes ou un peu de carottes râpées. Il préfère l’huile de tournesol.
Le radis noir renferme des vitamines du groupe B et du soufre. A l’aide d’une centrifugeuse, on peut en extraire le jus qui sera bu frais mélangé à part égale avec un jus de carottes, car son action sur la vésicule est très puissante.

Le jeune radis rose

On aime son croquant. Riche en vitamines C, P et du groupe B, en magnésium, il faut bien le mâcher pour le digérer. Comme son cousin le radis noir il stimule la vésicule biliaire. Il préserve des insomnies (donc plutôt le manger le soir).

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