Blog

Les magasins de diététique face à leur destin

26 juillet 2010 - Numéro 100 | Par : Roland Reymondier | Mot clés : Dossier
Le retour à la nature ne date pas d’aujourd’hui, déjà au XIXe siècle l’abbé Sébastien Kneipp devient célèbre par l’application de ses « cures d’eau » à l’encontre des maladies. Il déclare qu’il faut en quelque sorte « endurcir le corps » par des moyens naturels et il se fait le défenseur d’un autre type d’alimentation.
Au XXe siècle naissant, un certain docteur Paul Carton, atteint de tuberculose, rétablit sa santé par une refonte globale de son alimentation. Georges Ohsawa, à la même époque, au Japon, lui aussi atteint de tuberculose restaure sa santé par un autre type de diète auquel il donne le nom de macrobiotique. Le Dr Paul Carton ainsi que Georges Ohsawa dénoncent les dérives d’une mauvaise alimentation et affirment que les maladies dans leur ensemble proviennent de là. Pour eux, nul doute l’organisme surmené, fatigué par une nourriture dénaturée devient la proie de toutes les attaques microbiennes ou dégénératives. Dans ces années-là, on mange beaucoup d’une nourriture trop grasse, trop salée, trop sucrée, trop carnée... Et puis, l’alimentation commence à s’industrialiser avec pour conséquence la présence de produits de plus en plus raffinés : pain blanc, sucre blanc, riz blanc, sel blanc. Les premiers magasins de diététique prennent naissance, mais cependant ils ressemblent plus à des épiceries fines, dans lesquelles il fait bon retrouver des produits authentiques comme le pain complet, le sucre roux, le riz brun et autre sel marin non raffiné.

Changer les habitudes alimentaires des consommateurs 

A partir des années 50 l’alimentation des Français devient de plus en plus industrielle. Le slogan étant : il faut produire, sortir d’une période de pénurie liée à la seconde guerre mondiale, et pour cela on doit faire appel à une agriculture intensive. L’emploi des engrais et pesticides se généralise ; les additifs alimentaires sont utilisés en nombre considérable. Les aliments s’enrichissent de colorants, de conservateurs, d’antiseptiques, d’anti-oxydants, d’antidiastasiques, d’émulsionnants, d’arômes artificiels, d’antibiotiques, d’hormones. Le consommateur des années 1950 est bien souvent avide d’une nouvelle consommation et ne se soucie pas forcément de l’aspect qualitatif. Cependant, par-ci, par-là quelques voix s’élèvent pour dénoncer ce que l’on ne nomme pas encore « la mal bouffe ». Ainsi, un certain Henri Charles Geffroy devient le chantre de l’alimentation saine et se fait l’initiateur sur toute la France d’un ensemble de petits magasins qui porteront le nom « La Vie Claire ». Geffroy se veut le défenseur non seulement de produits sains mais aussi d’une alimentation totalement végétale. Les magasins qui s’inspirent de son enseignement ne doivent sous aucun prétexte distribuer des aliments issus du monde animal (viande mais aussi produits laitiers, oeufs et miel). Même si l’ensemble des magasins de diététique de l’époque n’arbore pas l’enseigne « La vie Claire », l’objectif de ces derniers est idéologique avec pour conséquence le changement des habitudes alimentaires du consommateur.

Dans les années 50 et 60 la surface des magasins de diététique est plutôt réduite (jamais plus de 100 m2). Cependant, c’est dans ces petites surfaces que l’on commence à diffuser les tout premiers produits de l’agriculture qui ne portent pas encore le nom de biologique. On recherche avant tout la santé, pas celle qu’on obtient avec les vaccins et les pilules, mais celle qu’on façonne à partir d’aliments sains. L’alimentation industrielle engendrant des déficiences, très vite se fait jour l’idée de « complémenter », apporter sous forme concentrée des éléments vitaux qui manquent dans le quotidien.

Au début des années 60 quelques petits fournisseurs présentent aux magasins de diététique les premiers compléments alimentaires à partir de plantes. Mais le magasin de diététique ne va véritablement prendre son "essor" que dans le courant des années 70 et cela de manière insensible.
Les consommateurs deviennent de plus en plus nombreux à franchir les portes d’un petit magasin de diététique. La plupart du temps il s’agit de personnes « averties », plutôt cultivées qui ont une tendance écologique et remettent en question une médecine qu’ils désignent comme « anti-naturelle ». Ils sont partisans d’autres modes alimentaires, on les nomme macrobiotes, végétaliens, harmonistes, et il n’est pas rare de voir quelques affrontements idéologiques sur la manière de construire un autre équilibre alimentaire. L’agriculture biologique, dans les années 60, est à son balbutiement. C’est donc tout naturellement dans les magasins de diététique que les consommateurs vont venir se fournir. A cette époque, bien que ce mouvement commence à se structurer, les consommateurs dans leur ensemble pensent que cela n’est qu’une question de conviction. « Il faut y croire » c’est un slogan qui revient souvent dans les conversations avant les années 80. Cependant dans les années qui suivent, cette tendance va s’inverser. L’agriculture biologique sera l’objet d’une véritable reconnaissance et le magasin de diététique va en faire sa promotion. Les fournisseurs en compléments nutritionnels vont devenir de plus en plus nombreux sur un marché qui devient porteur.

Le choix d’une distribution qualitative

A partir des années 1990 les compléments occupent une place toujours plus importante dans les linéaires des magasins diététiques. Globalement, on peut alors observer deux types de consommateurs : ceux qui se nourrissent bio et ne consomment presque jamais de compléments nutritionnels, et les autres qui, par ce qu’ils ont conscience de mal manger, apportent à leur organisme vitamines, minéraux et plantes pour pallier toute déficience. On va observer aussi deux types de magasins : les épiceries biologiques qui vont devenir de plus en plus spacieuses (200-300-600 m2 voire plus) et les magasins de diététiques n’excédant pas les 100m2. Globalement, on peut affirmer que dans les premières, les consommateurs se conduisent comme dans la grande distribution : ils se servent eux-même et restent relativement anonymes, dans les secondes ils confient leurs problèmes de santé et font appel aux conseils du détaillant. Dans les premières, ils font leurs courses, dans les secondes, ils viennent chercher des produits de soins. Actuellement, les choses deviennent un peu plus complexes ; la grande distribution se veut, elle aussi promotrice des produits de l’agriculture biologique, les compléments
alimentaires s’achètent non seulement dans les para-pharmacies mais aussi sur internet.

Il reste au magasin le choix d’une distribution ciblée, qualitative qui permet de positionner cet espace de vente comme exceptionnel pour ceux qui sont à la recherche de conseils et de proximité.

L’art de vivre en bonne santé

Les magasins de produits naturels doivent beaucoup à Henri-Charles Geoffroy qui diffusa très activement en France, dès 1948, des fruits, légumes et céréales cultivés sans engrais chimiques, au travers d’un réseau de magasins qui couvrit insensiblement tout le territoire : La Vie Claire.

Gazé à l’ypérite en 1918, la santé d’Henri-Charles Geoffroy se dégrade au milieu des années trente. La faculté de médecine ne lui donne plus que trois mois à vivre. Féru de lecture, il découvre dans une revue un article vantant les vertus d’un régime proposé en Allemagne par des médecins qui sauvent ainsi des gazés et des tuberculeux. Ce régime consiste essentiellement à éliminer tout aliment raffiné et industrialisé, viande et sous-produits animaux, et à utiliser des aliments complets à base de céréales, fruits et légumes le plus souvent consommés crus. Les ouvrages d’Arthur Merrheim plus connu sous le nom de professeur Mono et de Paul Carton sont désormais parmi ses livres de chevet, et Henri-Charles Geoffroy n’aura alors de cesse de consacrer le reste de sa vie à enseigner aux autres ce nouvel art de vivre en bonne santé.
En 1941 il publie chez Flammarion Nourris ton corps. Dans l’émission radiodiffusée Sachons nous nourrir, il donne des conseils simples pour bien s’alimenter en période de restriction. Ce sont les prémices de La Vie Claire. Cinq ans plus tard, il fonde La Vie Claire, une revue indépendante pour être, comme il l’écrit lui-même “le trait d’union de tous ceux qui pensent clair, voient clair, agissent clair, et veulent vivre clair”. Il diffuse ainsi ses idées sur l’alimentation et la vie saines, l’agriculture biologique, la nature. En un mot sur l’écologie.
En mars 1948, souhaitant rendre service aux abonnés de la revue, il crée avec un groupe d’amis une coopérative qui propose des légumes et des fruits, du pain complet et des objets utiles pour la culture, des produits textiles, des appareils ménagers et des denrées coloniales.
C’est Jean-Pierre, son fils, qui en prend les rênes. C’est lui qui va donner l’impulsion de départ de la coopérative. Dans les villes de province, des sociétaires se chargent de grouper et de répartir les commandes pour la coopérative et la librairie.
La société l’Aliment Sain, dont les lecteurs de La Vie Claire et les sociétaires de la coopérative sont les principaux actionnaires, est créée en avril 1951. Des dépôts l’Aliment Sain vont progressivement s’ouvrir en France, jetant les bases du futur réseau ne diffusant que les produits portant le timbre garantie de La Vie Claire. C’est à dire “des spécialités ne contenant rien de nuisible, même pas les colorants, arômes et antiseptiques autorisés par la loi”.

R. Reymondier

Pour que nos enfants grandissent dans un monde plus naturel

Parmi les pionniers qui ont tracé la voie « verte », René Haussin fondateur au début des années soixante de Super Diet.

«  Tout a commencé lorsque j’ai décidé en 1961 de racheter une petite machine qui fabriquait des comprimés de pollen de fleurs. » Passionné par la phytothérapie et conscient du potentiel qu’offrent les plantes pour à la fois soulager les maux et entretenir la santé, en visionnaire éclairé, il se lance dans l’aventure et formule ses premiers comprimés aux plantes. Super Diet est né.
« J’avais la conscience qu’un complexe de plantes pouvait avoir telle ou telle fonction sur un organe. La maturation de l’idée prenait une semaine, un mois, un an. Puis je créais le produit en tenant compte de la propriété et de la qualité de chaque plante entrant dans les complexes, puis du nombre de plantes à associer. ».
Naturopathe, diététicien, dans son magasin d’alimentation il commence également à conseiller ses clients et installe un rayon diététique. Il formera de nombreux épiciers soucieux d’une santé naturelle, qui deviendront les magasins de diététique que l’on connaît aujourd’hui, armés de vraies compétences.
René Haussin conduit Super Diet, labellisé laboratoire pharmaceutique, jusqu’en 1991. Retiré dans les Alpes-Maritimes, il continuera d’étudier avec passion les progrès de la nutrithérapie et collaborera régulièrement avec Super Diet pour la création des produits.
Un demi-siècle après la création de Super Diet, qui emploie aujourd’hui environ 130 personnes et commercialise ses compléments alimentaires naturels à base de plantes dans une vingtaine de pays, René Haussin, auteur de L’encyclopédie de l’alimentation saine, est toujours « plus convaincu que jamais des bienfaits des plantes, et que l’alimentation est une des clefs de la jeunesse éternelle ».

Fitoform, l’éclat de vos vingt ans sur M6

Depuis près de vingt ans, l’innovation est une seconde nature pour Fitoform, invitée à l’émission Capital diffusée le 14 mars dernier.

C’est au cœur des plantes et de l’océan que Fitoform puise les bienfaits de la Nature, en élaborant des formules uniques, complètes et équilibrées pour une vraie réponse phytonaturelle.
Lors de son passage sur M6, Fitoform présentait un de ses produits phare anti-âge « Eclat fermeté et peau », un complexe visage et corps enrichi en collagène marin, acide hyaluronique et huile d’argan, offrant une protection majeure contre le stress oxydatif .
Une nouvelle formule nutricosmétique innovante qui s’inscrit dans la droite lignée de Fitoform et de ses engagements en matière de recherche et de mise au point, allant de l’étude de compatibilité et de faisabilité jusqu’à la finalisation dans la forme galénique la mieux adaptée pour une biodisponibilité optimale.
A la pointe des dernières avancées technologiques, aussi bien en ce qui concerne les matières premières majoritairement bio certifiées Ecocert et non irradiées, que les emballages, Fitoform s’engage pour le meilleur respect de l’environnement et du bien-être de chacun : extraction sans solvant ni traitement chimique garantissant des principes actifs hautement assimilables ; fabrication sans alcool, sans conservateur ni colorant ; méthodes de conservation préservant les principes actifs.
Fitoform adhère également au programme Synadiet qui l’accompagne dans l’application de la règlementation et des exigences de qualité en matière de compléments alimentaires.

De Phytaroma à Dietaroma, « Partageons l’essentiel »

Dès 1927, Louis Sevelinge, pharmacien et botaniste, met en lumière les innombrables vertus de santé et de bien-être que renferme la nature, à partir de ses travaux de recherche en phyto-aromathérapie.

Dès 1950, Louis Sevelinge est un des premiers à prendre conscience de l’importance de l’alimentation pour entretenir son capital santé. Il va développer une gamme de médicaments à base d’huiles essentielles et d’extraits de plantes. Il fonde les laboratoires Phytaroma, qui deviendront les laboratoires Dietaroma en 1966, d’où sortira la première gamme de produits de phyto-aromathérapie. Il sera secondé par sa fille Michèle Chirol, en 1972.
Vingt-cinq ans plus tard, animé de la même passion, Bénédicte Chirol, sa petite-fille, reprend le flambeau et désireuse d’accompagner le mouvement bio, elle initie la conversion progressive de la gamme tout en l’enrichissant. Ce qui conduit Dietaroma à abandonner la gélatine animale dans la composition des compléments alimentaires, et à garantir ses formules sans OGM.
Aujourd’hui, forts d’une nouvelle équipe opérationnelle de vingt-trois personnes regroupée autour de la famille Chirol et de ses valeurs originelles, les laboratoires Dietaroma accélèrent leur développement éco-responsable et durable, pour réduire leur empreinte écologique et contribuer, à leur échelle, à la sauvegarde de la planète.
Louis Sevelinge est un précurseur de l’aromathérapie, bien avant le mouvement écologiste et l’engouement pour les produits naturels.

1 Message

Commenter


Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)