[Océanie]
Le noni, plante sacréeDepuis de nombreuses années les scientifiques américains s’intéressent à cette plante médicinale. Utilisée depuis plus de 2 000 ans par les polynésiens, elle est pour eux une plante sacrée. De la grosseur d’une pomme de terre, elle est cultivée en Océanie pour ses incroyables qualités.
Traditionnellement, le fruit du noni est utilisé pour aider à soulager l’asthme, les allergies, les problèmes pulmonaires et articulaires...
Le jus de noni contient des vitamines naturelles, des minéraux et des anti-oxydants, mais aussi une substance que l’organisme transforme en xéaronine, un alcaloïde qui joue un rôle primordial dans divers processus immunitaire.
C’est parce qu’il possède des qualités immuno-stimulantes incontestables que le jus de noni est souvent présenté comme une panacée par ses distributeurs. Aucune réelle étude n’a pu cependant mettre en évidence les allégations suivantes : lutte contre l’hypertension, les allergies, les migraines, l’arthrite, le cancer. Cependant, des chercheurs philippins ont observé qu’un extrait de noni possédait une activité antituberculeuse. Pour leur part, des chercheurs français et coréens ont rapporté que l’administration d’un extrait de racine de noni renferme des substances ayant des effets analgésique, sédatif et anti-inflammatoire.
D’autres chercheurs ont étudié l’effet protecteur du jus de noni sur les dommages causés par l’oxydation, la perte d’audition, sur la réduction des tumeurs cancéreuses et du taux de cholestérol chez les fumeurs. Des essais in vitro et sur des animaux indiquent que des extraits de jus de noni ont une activité anti-inflammatoire, antioxydante et antidiabétique. Un essai récemment mené sur des rats n’a cependant pas été concluant au chapitre de l’effet neuroprotecteur de cette activité antioxydante. Le noni n’est certes pas la panacée que présentent certains écrits. C’est une plante que l’on nomme « adaptogène », c’est à dire qu’elle permet de renforcer globalement les forces de l’organisme.
La spiruline d’Hawaï, « super aliment »
Initialement, cette algue microscopique était récoltée au Mexique. Aujourd’hui, on cultive cette plante dans les îles d’Océanie et principalement à Hawaï.La spiruline existe telle quelle depuis plus de trois milliards d’années. Ainsi nommée en raison de sa forme spiralée, elle appartient à la famille des cyanobactéries ou microalgues bleu-vert. Il existe près de 1 500 espèces d’algues bleues, et 36 espèces de spiruline sont comestibles. La principale actuellement offerte sur le marché est la Spirulina plateries. Elle est cultivée principalement en Californie et à Hawaï où une sous-espèce a été mise au point, la Spirulina pacifica.
Dans le commerce, la spiruline se présente sous la forme d’une poudre bleu-vert déshydratée. Dans un très petit volume, elle contient une mine de nutriments dont la teneur peut varier selon son origine. Elle renferme de 55% à 70% de protéines d’excellente qualité (proportion des acides aminés et digestibilité optimales), ce qui représente de 2,5 g à 3,5 g par dose de 5 g.
La spiruline est une source exceptionnelle de caroténoïdes variés (bêta-carotène principalement, mais aussi cryptoxanthine, lutéine, zéaxanthine...), soit autour de 22 mg/5 g. Elle fournit, notamment, une quantité astronomique de bêta-carotène, soit de 12 000 UI à 25 000 UI par 5 g. Elle constitue une excellente source de fer, soit de 3 mg à 8 mg par 5 g.
Elle contient une quantité appréciable d’acide gamma-linolénique (de 40 mg à 50 mg/5 g), un acide gras insaturé de la famille des oméga-6. De plus, la spiruline est riche en phycocyanine, le seul pigment bleu naturel pouvant servir de colorant alimentaire et auquel on attribue une activité antioxydante importante. Elle contient également de la chlorophylle et de petites quantités de plusieurs minéraux. Elle est dotée d’une faible teneur en calorie et on lui attribue des vertus immunomodulatrices.
Voilà pourquoi on parle souvent de cette algue comme d’un « super aliment ».
[Afrique]
L’harpagophytum, pour de bonnes articulations
Les peuples indigènes du Sud de l’Afrique - les Bushmen, les Hottentots, les Bantus - utilisaient « la griffe du diable » pour soulager les douleurs rhumatismales et traiter les troubles digestifs, hépatiques et rénaux. Son nom latin vient du fait que le fruit est muni de griffes qui semblent spécialement conçues pour s’agripper, sans le moindre ménagement, aux pattes, aux poils et à la peau des êtres vivants qui s’y frottent. Harpagophytum signifie « harpon végétal ». Son nom commun, « griffe du diable », est attribuable au fait que ses griffes se fixent dans les parties molles des sabots du bétail et contribuent à la propagation des maladies dans les troupeaux.
Les colons européens rapportèrent chez eux les usages médicinaux de la plante, qui devint rapidement populaire. En Amérique du Nord, cette popularité s’est surtout répandue au Canada, la plante demeurant moins bien connue aux États-Unis. En Occident, on l’utilise surtout pour soulager les douleurs arthritiques, ses propriétés apéritives et digestives étant peu connues. La plus grande partie des 500 tonnes de racines de griffe du diable vendues annuellement dans le monde provient de plantes sauvages, ce qui risque de créer une pression indue sur l’espèce et de menacer sa survie. Pour cette raison, des fabricants européens (en Allemagne et en Suisse) soutiennent des recherches visant à étendre la culture de cette plante en Afrique du Sud, dans le sud du désert du Kalahari.
Le desmodium, protecteur de la cellule hépatique
Les Africains utilisent traditionnellement le desmodium pour différentes maladies du foie incluant l’hépatite virale et pour contrôler les crises d’asthme. Deux médecins, Pierre et Anne-Marie Tubery de retour d’Afrique ont popularisé le desmodium en France.Depuis, de nombreux travaux scientifiques confirment les remarquables effets hépato-protecteurs de cette plante. Ainsi, de nombreux médecins français prescrivent le desmodium depuis plus de vingt ans.
Cette plante extraordinaire normalise le taux de transaminases élevé dans les hépatites aiguës et virales, toxiques, alcooliques, médicamenteuses ou liées à des intoxications diverses. Il régénère et protège la cellule hépatique. C’est une plante indispensable en cancérologie, surtout dans la prévention des effets hépato-toxiques de la chimiothérapie ou de la tri-thérapie anti-sida. En régénérant le foie, pilier de notre système immunitaire, elle stimule notre immunité générale et devient utile dans les maladies auto-immunes.
Elle est aussi reconnue pour ses vertus anti-allergiques, ayant entre autres un pouvoir de diminution du contenu histaminique du poumon, mais uniquement en traitement de fond des allergies de type I (asthme, urticaire, rhume des foins…).
Hépatites virales aiguës (A, B, C) : dans tous les cas les résultats sont nets. La jaunisse, la fatigue, le manque d’appétit disparaissent en une ou deux semaines. Les transaminases baissent rapidement. Mieux vaut introduire le traitement de desmodium le plus rapidement possible.
Hépatites chroniques (B et C) : son effet est incontestable. Toutefois, plus l’hépatite est ancienne, plus les résultats seront aléatoires. Dans l’hépatite C chronique, on observe une amélioration des transaminases dans environ 70% des cas.
Hépatites toxiques : que l’intoxication soit alcoolique, due à la toxicomanie, à des médicaments, ou à la chimiothérapie (interféron, anticancéreux…) la protection opérée par le desmodium est étonnante.
[Europe]
La sauge, propre à tous maux
Son nom est déjà une sorte de diplôme d’efficacité puisque « saliva » vient du latin « salvare » qui signifie « sauver », « guérir ». Mais elle a aussi à son actif le plus beau palmarès de citations à l’ordre de la santé qu’on puisse imaginer. Pour les Romains, elle est l’« herbe sacrée » qui se récolte avec un cérémonial spécial : sans l’intervention d’outils de fer (on sait maintenant que les sels de fer sont une substance incompatible avec la sauge), en tunique blanche, les pieds nus et bien lavés, après avoir sacrifié au préalable au rituel du pain et du vin. Les Romains sont persuadés que non seulement la sauge protège la vie mais qu’elle aide à la donner. « Elle retient ce qui est conçu et le vivifie », disent-ils. En foi de quoi ils la conseillent aux femmes enceintes et à celles qui souhaitent le devenir : elles doivent demeurer quatre jours sans partager la couche conjugale, boire une bonne ration de jus de sauge, puis habiter charnellement avec l’homme et, infailliblement, elles concevront. A l’appui de cette recette est cité le cas d’une ville d’Egypte où les femmes furent contraintes « par ceux qui restèrent d’une grande peste qui y advint » d’ingurgiter la même potion et « par ce moyen ladite ville fut incontinent repeuplée d’enfants ».Pendant tout le Moyen Âge, la sauge entre obligatoirement dans la composition des préparations aux noms évocateurs qui tiennent la vedette en pharmacopée : Eau d’arquebuse, Eau céleste ; Eau impériale… Plus tard encore, les traités médicaux lui accordent une place considérable. On y lit des phrases comme celles-ci : « Le désir de la sauge est de rendre l’homme immortel » ; « Elle a tant de vertus qu’elle passe dans l’esprit de plusieurs pour une plante universelle et propre à tous maux », et certains d’entre eux publient cette recette de la dernière chance : « Lorsqu’un bébé, abandonné du médecin, est perdu et que personne ne comprend la maladie qui va l’emporter, préparer une décoction de sauge et la lui faire prendre par petites cuillerées toutes les cinq minutes ; on assistera à la résurrection de l’enfant. ». Enfin, plus près de nous, l’abbé Kneipp fait cette recommandation : « Aucun propriétaire de jardins n’oubliera, en le cultivant, d’y planter un pied de sauge. »
La feuille de Sauge est riche en flavonoïdes et en huile essentielle qui lui donne son goût épicé et son odeur aromatique. C’est un cholérétique c’est-à-dire qu’elle augmente la sécrétion de bile. Elle a également une action relaxante et antispasmodique sur les muscles de l’estomac et des intestins. L’huile essentielle est aussi antiseptique. Ainsi ces propriétés lui permettent d’être particulièrement utile pour soulager les troubles digestifs : digestion lente et difficile, ballonnements, fermentations intestinales, renvois d’air. La présence d’œstrogènes « végétaux » permet de la conseiller chez les femmes présentant des règles irrégulières et douloureuses et au moment de la ménopause pour diminuer les bouffées de chaleur. D’autant que l’huile essentielle agit sur les glandes sudoripares et diminue la formation de sueur souvent excessive en période de ménopause.
La plante va moduler l’activité nerveuse, voilà pourquoi elle convient parfaitement à celles et ceux qui souffrent de dystonie neuro-végétative.
Le thym, stimulant général
Depuis la plus Haute Antiquité le thym est apprécié en Europe pour ses nombreuses vertus médicinales.Les Sumériens et les Egyptiens de la haute Antiquité l’utilisaient pour embaumer leurs morts. Les Romains faisaient brûler du thym pour purifier l’air et éloigner les animaux nuisibles. Au Moyen Âge le thym était réputé pour donner du courage aux chevaliers (ceci est exact car c’est une plante tonique).
De nos jours, on reconnaît au thym des vertus antiseptiques voire antibiotiques grâce à une concentration en phénol, notamment en thymol. Ses substances sont efficaces contre le mal de gorge, les aphtes, la gingivite et la mauvaise haleine, elles sont aussi reconnues actives sur la destruction des virus et des bactéries de l’atmosphère ainsi que des maladies infectieuses.
En infusion, le thym apaise les maladies des voies respiratoires : bronchite, rhume, grippe et asthme trouvent un rapide soulagement dès les premières
gorgées. Il est conseillé de l’associer avec du plantain à part égale (ces deux plantes vont permettre de désengorger les bronches et permettre une bonne expectoration).
Depuis longtemps on utilise le thym comme stimulant général de tout l’organisme. Tonique nerveux par excellence, il peut remplacer le café le matin pour permettre de faire disparaître les lourdeurs du corps au lever.
Le thym possède des vertus apéritives, mais surtout et avant tout, il favorise la digestion et permet de lutter contre les problèmes intestinaux. Il a un certain pouvoir contre la fatigue et l’anémie et il favorise la circulation sanguine. Le bain de thym (500g) chaud est tonique, excellent pour les tempéraments lymphatiques et les enfants chétifs. Très chaud il soulage considérablement les rhumatismes.
[Amérique] L’ échinacéa, immunostimulante
Originaire d’Amérique du Nord, cette plante est actuellement cultivée en Europe. C’est une plante vivace, très élégante, à fleurs pourpres, en forme de marguerite aux sépales tombants, dont la floraison s’étale de juillet à septembre. Elle doit son nom à son cœur en forme de dôme (Echinacée dérive d’un mot grec signifiant hérisson).On la multiplie par semis au printemps ou par séparation de touffes et de racines aux intersaisons. On utilise les racines, les fleurs ou la plante entière. Les Indiens l’utilisaient lors de brûlures, de blessures et de piqûres d’insectes et même comme antidote lors de morsures de serpent. Les immigrants d’Europe considérèrent cette plante comme un remède universel.
Actuellement, on reconnaît à cette plante des qualités immunostimulantes. Elle permet donc au corps de mieux se défendre contre des virus, des bactéries et des champignons.
Décriée par les uns qui lui reproche que ses effets ne sont pas démontrés hors de tout doute, louée par les autres, l’echinacea a fait l’objet de nombreuses études pour tester ses vertus, et conserve toujours quelques secrets quant à ses principes actifs.
Au milieu des années 2000, une étude menée par des chercheurs de l’institut de pharmacologie de Graz en Autriche, a cependant mis en évidence son efficacité à combattre le rhume. Conduite en double aveugle sur cent vingt-huit personnes âgées de 18 à 65 ans, elle a mis en évidence que l’extrait d’echinacea a fait diminuer, dans les 24 heures, de près d’un quart l’intensité et la durée du rhume. La réduction des symptômes atteignant 50% après plusieurs jours de traitement.
La canneberge, pour les voies urinaires
Traditionnellement, les Indiens d’Amérique du Nord utilisaient cette plante pour prévenir et traiter les infections des voies urinaires ainsi que pour soigner divers troubles du système digestif, du foie, des reins et du sang.
Ce fruit qui ressemble à la cerise servait à la préparation du pemmican, un aliment de longue conservation qui renfermait également de la viande séchée et du gras animal.
Dès le milieu du XIXe siècle, des médecins allemands contribuèrent à répandre dans le monde moderne l’usage médicinal de la canneberge pour prévenir et traiter l’infection urinaire, usage qui fut délaissé après la Deuxième Guerre mondiale, lorsque les antibiotiques de synthèse devinrent chose commune. On a cependant recommencé à s’intéresser aux vertus médicinales de ces baies dans les années 1960.
Actuellement, elle fait un retour en force car on sait bien que les antibiotiques ne résolvent pas tout...
L’activité de la canneberge n’est pas « antibiotique » mais on pense que le fruit empêche les bactéries d’adhérer aux parois des voies urinaires et par conséquence d’y croître. Les bactéries sont ainsi éliminées par les urines sans être tuées.
[Asie]
L’ashwagandha plante anti-fatique
Cette plante indienne est utilisée depuis plus de 2 000 ans en médecine ayurvédique. On l’appelle également le ginseng indien. Son nom signifie en sanskrit « qui a l’odeur du cheval », en référence non pas à son parfum, mais à son pouvoir de donner la force d’un cheval.
Elle a également la réputation d’être aphrodisiaque et des recherches récentes lui attribuent des propriétés antimitotiques, c’est-à-dire anti-cancer, en empêchant la multiplication des cellules.
L’Ashwagandha possède des effets qui peuvent être à la fois tonique et sédatif. Employée à fortes doses, elle est hypnotique. Elle possède des effets antistress, ou adaptogène, par la présence des acétylstérylglucosides contenus dans sa racine.
Elle favorise la résistance de l’organisme aux agressions et stimule le système immunitaire. Elle possède également des propriétés antiseptiques et anti-inflammatoires.
L’ashwagandha exercerait une action stimulante sur la glande thyroïde
en augmentant la production de la T4, une hormone thyroïdienne. Cette action est renforcée par la consommation conjointe du guggulipid, (commiphora mukul), autre plante d’origine indienne.
La racine d’Ashwagandha est utilisée pour lutter contre la fatigue, notamment chez les convalescents. Ses propriétés sédatives en font une alliée pour lutter contre l’insomnie, l’anxiété et différents troubles nerveux.
Son action anti-inflammatoire est utile pour soulager les douleurs articulaires.
L’ashsagandha est un des toniques et des fortifiants les plus estimés en Orient. C’est avant tout un puissant adaptogène qui combat le stress tout en favorisant apprentissage et mémorisation. Elle nourrit et renforce les réserves vitales du corps. Elle est utile dans tous les troubles du vieillissement de l’insomnie, de l’impuissance et de la fatigue intellectuelle. Ajoutons a cela qu’elle possède une forte activité antioxydante par la présence de substances nommées withanolides qui augmente des enzymes qui protègent nos cellules de l’oxydation...
L’ashwagandha : un tonique sexuel
Cette plante occupe dans la tradition ayurvédique indienne une position similaire à celle du ginseng dans la médecine chinoise. Son usage remonte à plus de 3 000 ans, la tradition ayurvédique lui attribue des propriétés aphrodisiaques.
Elle est utilisée pour les hommes comme pour les femmes ; les médecins indiens la prescrivent aux adultes ayant une faible libido et pour améliorer la fonction sexuelle.
Cependant, il existe peu d’études cliniques sur l’usage de l’ashwagandha comme stimulant sexuel. L’une d’entre elles a été réalisée par des chercheurs de l’université de Jaipur, en Inde, qui ont suivi 60 patients mâles âgés de 30 à 60 ans se plaignant d’une baisse de leur libido. Les sujets ayant un dysfonctionnement sexuel découlant d’une cause organique ont été écartés de l’étude.
Les patients ont pris pendant six mois une dose quotidienne de 300 mg d’ashwagandha avec du lait. Les sujets ont été évalués avant et après ce traitement par leur passé clinique et des questions sur eux-mêmes et leur partenaire. Le traitement a amélioré de façon marquée la fonction sexuelle chez 30 % des sujets.
Dans des études sur animaux, l’ashwagandha a démontré un effet bénéfique contre le stress. Les facteurs de stress de tous ordres compromettent réellement chaque système de l’organisme.
L’ashwagandha plante protectrice de l’immunité
Les praticiens de la médecine ayurvédique prescrivent l’ashwagandha pour régénérer le système immunitaire des personnes séropositives. Des études effectuées sur des animaux ont montré que le produit permettait d’améliorer la réponse immunitaire de souris ayant reçu des médicaments immunosuppresseurs et qu’elle rendait ces animaux plus résistants aux tumeurs et au cancer.
Le schisandra, activateur des cinq sens
Les baies du schisandra sont utilisées depuis longtemps en Chine et en Russie. D’après la pharmacopée chinoise c’est le fruit aux 5 saveurs : aigre, sucré, salé, piquant et amer.Traditionnellement, les baies étaient employées pour soulager l’asthme, la toux, les troubles respiratoires ainsi que la diarrhée, l’insomnie, les troubles reliés à une déficience rénale et l’impuissance. Les chasseurs et les athlètes en prenaient pour augmenter leur endurance.
De nombreux travaux prouvent que cette plante protège le foie, améliore son fonctionnement et favorise la régénération des cellules hépatiques en cas d’atteinte toxique. Il semble que cette plante combatte les hépatites d’origines virale ou médicamenteuse.
Les effets bénéfiques du schisandra sur le foie sont en partie attribuables au fait que la plante permet au corps de produire plus de glutathion, un puissant antioxydant. Le schisandra augmente également la fabrication des enzymes qui métabolisent et excrètent les substances étrangères au corps. Cependant, ce sont ces mêmes enzymes qui métabolisent et excrètent plusieurs médicaments.
Tonifiant général, le schisandra a été donné durant des siècles aux jeunes Chinois avant leur nuit de noce, afin qu’ils honorent, comme il se doit, leur jeune épouse.
C’est un activateur, au niveau du système nerveux central des cinq sens : goût, odorat, ouïe, vue et surtout.... toucher. Ses vertus anti-fatigue en font un aphrodisiaque aussi prisé en Chine que le ginseng. D’ailleurs, la tradition chinoise affirmait que les baies de schisandra permettaient de « posséder dix femmes pendant cent nuits ».
Les 25 plantes qui révolutionnent la santé
Selon Rachel Frély de La Roque & Olivier de La Roque
| Plantes | Pays d’origine | Propriétés thérapeutiques |
|---|---|---|
| Aloès | Afrique, Arabie, Madagascar | Traitements de la peau |
| Arganier | Maroc, Algérie | Traitements de la peau |
| Artemisia | Chine | Paludisme |
| Calophyllum | Afrique orientale, Inde, Australie | Traitements de la peau |
| Canneberge | Amérique du nord, Canada | Infections urinaires |
| Cannelier de Ceylan | Sri Lanka | Anti-diabète |
| Curcuma | Inde | Arthrite et rhumatismes |
| Ginkgo | Japon | Circulation sanguine |
| Ginseng | Chine | Tonique |
| Harpagophytum | Afrique du sud | Arthrose et rhumatismes |
| Karité | Afrique de l’ouest | Peau |
| Karkadé | Amérique centrale | Cardio-protecteur |
| Maté | Amérique du sud | Maux de tête & Perte de poids |
| Millepertuis | Amérique du sud, Afrique, Asie | Antidépresseur |
| Noni | Polynésie | Antivieillissement |
| Papaye | Amérique tropicale | Parkinson et Alzheimer |
| Pervenche | Madagascar | Cancer |
| Pivoine | Chine | Antispasmodique |
| Quinquina rouge | Amérique du sud | Paludisme |
| Shiitake | Asie | Défenses immunitaires |
| Spiruline | Afrique, Antilles… | Défenses immunitaires |
| Stévia | Amérique du sud, Amérique centrale | Edulcorant naturel |
| Tepezcohuite | Mexique | Brûlures |
| Uncaria | Amazonie | Système immunitaire Sida |
| Yohimbe | Afrique | Aphrodisiaque |
Pour faire face à la grippe
Si l’on veut stimuler son système immunitaire, une plante d’origine chinoise semble parfaitement convenir : il s’agit de l’astragale. Celle-ci montre des qualités antivirales, antimicrobiennes et antibiotiques. Elle permet de prévenir toutes les infections respiratoires. C’est donc un authentique “bouclier anti-grippe” à prendre pendant toute la période de la propagation du virus grippal. L’astragale qui renforce les moyens de défense est recommandé en cas de fatigue chronique avec manque de résistance à l’effort, transpiration excessive avec asthénie, convalescences, infections chroniques.
“ Mieux vaut prévenir que guérir”, cet adage semble convenir pour l’utilisation de cette plante de la pharmacopée chinoise.

Ces plantes qui révolutionnent la santé,
Rachel Frély de La Roque et Olivier de la Roque,
Editions Trajectoires, 164 pages.
Pour chaque plante sont exposés : les caractéristiques botaniques, leur histoire, où les trouver, les propriétés, les contre-indications et les effets indésirables, en cosmobiologie, les recherches … et en annexe, une liste non exhaustive des formes galéniques.
Aromates des cinq continents
Epicez vos mets de quelques notes d’exotisme pour le plaisir et les bienfaits qu’apportent les aromates.
Badiane ou Anis étoilés
Fruits à coques sous forme d’étoiles.
Cambodge, Japon, Philippes.

Une épice très convoitée. Saveur anisée avec un arrière-goût de réglisse.
Courts-bouillons pour poissons, crustacés, volailles, viandes rouges, châtaignes, cuisine chinoise, poires cuites, compotes de pommes, pêches ou melons, gâteaux, liqueur…
Bienfaits digestifs.
Cardamome verte et noire
Graines, huile essentielle.
Chine, Asie, Inde, Guatemala.

Goût fort, amer, citronné, poivré, plus ou moins camphré.
Charcuteries, eaux de cuisson, potées de céréales, épinards, poulet farci, tajine d’agneau, couscous, pains, pain d’épices, salades de fruits, compotes, desserts au chocolat, pâtisseries…
Entre dans les mélanges d’épices comme les currys et garam massala.
Stimule l’appétit. Tonique puissant.
Carvi
Graines, huile essentielle.
Asie occidentale, Malte, Hollande.

Très aromatique. Une touche légèrement anisée et citronnée.
Pains, soupes, choucroutes, fromages (Gouda), pain d’épices pour accompagner le Munster, goulach, charcuteries alsaciennes, pâtisseries...
Vertus antiseptique, antispasmodique, carminative et digestive.
Coriandre
Graines.
Asie, Amérique du Nord, Russie.

Epice douce et subtile. Odeur très caractéristique, rappelle la sauge, le zeste d’orange.
Cornichons, cuisson des artichauts, marinades, bouillons, charcuteries, viandes, gibier, poissons, riz, omelette, purée de pommes de terre, cuisine à la grecque, sauces, champignons à la grecque, pain, biscuits, pain d’épices, liqueurs (Izarra, Chartreuse, Eau de Mélisse).... Elle est souvent mélangée au curry et ras-el-hanout. Son usage avec la menthe est intéressant.
Combat la mauvaise haleine.
Antiseptique. Sédative.
Cumin
Fruit, poudre, huile essentielle.
Afrique du Nord, Moyen-Orient, Chine, Inde.

Une note poivrée. Pique au nez et en bouche. Saveur chaude.
Pain, poulet, ragoût de mouton, couscous, légumes secs, haricots blancs, brochettes, riz...
Une graine digestive (comme un poivre non piquant). Favorise l’élimination des gaz intestinaux.
Curcuma
Safran bourbon. Poudre orangée provenant de la racine séchée.
Inde, Java, Chine.

Saveur chaude et suave. Il peut remplacer le safran, comme lui il colore en jaune. Légumes, bouillabaisse, courts-bouillons, cuisine créole...
Pigment jaune antioxydant. Actions antibactérienne, anti-allergique et anti-inflammatoire.
Fenugrec
Graines ressemblant à un petit pois.
Inde, Argentine.

Saveur agréable de céleri.
Poissons, viandes, légumes.
Tonique. Augmente la résistance physique.
Anti-inflammatoire, diurétique.
Gingembre
Rhizomes, huile essentielle.
Chine, Malaisie, Inde, Jamaïque, Java.

Goût original, saveur piquante et poivrée.
Potages, potées de légumes ou de céréales marinades, bouillons de viande, vol-au-vent, blanquette, pâtisseries anglaises, boissons...
Stimulant. Riche en gingérols, il favorise la digestion et protège l’estomac.
Paprika
Frais, secs ou en poudre.
Hongrie.

Fort apport de goût et de piquant (suivant les variétés, doux ou forts). Colore et rehausse.
Goulasch, tajines, marinades, sauces, ratatouille, piperade, gambas, morue, charcuteries, poulet, rôtis, fromages blancs, palets au chocolat...
Stimulant. Tonique. Antiseptique.
Safran
Stigmates séchés.
Iran, Inde, Chine.

Goût très puissant, ne pas en abuser. Parfume et colore.
Bouillabaisse, risotto, paella, poissons, viandes de bœufs, pot-au-feu, sauces tomates, pâtes, riz, crème brûlée, compotes de fruits...
Il s’associe facilement avec l’estragon, l’aneth, le fenouil, l’anis.
Stimulant. Antispasmodique.
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